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CASABLANCA, MA.
18/11/2019
ACMRCI
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Entretien / Affaire de familles en détresse en Côte d’Ivoire : Ouazzani Chahdi (Pdt ACMRCI) : « Notre objectif, c’est de réduire le taux de nécessiteux ».

Dans le cadre de ses activités, le président de l’Assemblée du conseil des marocains résidents en Côte d’Ivoire (ACMRCI), Ouazzani Chahdi, a accordé un entretien au quotidien ‘’Le Mandat’’. Le fondateur de cette assemblée évoque le cas des nécessiteux ivoiriens.

Dites-nous président, quelles sont les activités de votre association ?

La société ivoirienne, malgré son développement, malgré tous les chantiers entrepris a, en parallèle, créé une détresse sociale vis-à-vis d’une certaine population. C’est-à-dire que les nécessiteux d’avant sont devenus plus nombreux que les nécessiteux d’aujourd’hui. Et de plus en plus, ils ont des problèmes. Dans ce sens, on essaye d’œuvrer pour ceux qui sont autour de nous, en leur venant en aide à des moments ponctuels comme la rentrée scolaire, le Ramadan, la Tabaski et bien d’autres événements qu’ils soient religieux ou non. On n’est pas attrait sur une certaine religion musulmane ou chrétienne. C’est une parité totale pour la société. Bien que les fêtes religieuses ont une certaine incidence dans le pays, mais nous ne faisons pas de parité. Pour nous, il n’y a pas de différence.

Vous dites que la situation du pays a créé beaucoup plus de nécessiteux. Vous en tant qu’ONG et association, que faites-vous concrètement  pour réduire ce taux de nécessiteux ?

Depuis 2014, date de création de notre association, nous nous sommes fixés un objectif. Celui de réduire massivement le taux de nécessiteux en Côte d’Ivoire. Au départ, c’était juste une association des commerçants marocains vivant en Côte d’Ivoire.  Aujourd’hui avec l’évolution et des actions menées sur le terrain et surtout la situation qu’a connue le pays, nous sommes devenus  l’Assemblée du conseil de tous les Marocains vivant sur le territoire ivoirien. Pour nous, la coopération sud-sud n’est pas seulement les investissements ni les accords entre la Côte d’Ivoire et le Maroc. Ce sont  aussi les œuvres de charité et d’aide sociale. Nous avons pris ce chemin pour le bonheur des plus démunis de la société et des familles qui sont en détresse. C’est une gangrène qui ronge la société. Nous cherchons une solution efficace pour réduire cela voire éradiquer totalement ce mal qui met en péril  la société. Depuis un certain moment, nous sommes sur la bonne voie et nous nous réjouissons de contribuer au développement de la Côte d’Ivoire.

Au niveau scolaire quelles sont les actions que vous avez menées ?

Il y a deux semaines, nous avons pour la rentrée scolaire, offert des kits scolaires pour les enfants les plus défavorisés, qui sont autour de nous, pour leur permettre d’avoir aussi une vie aisée, comme les autres enfants de la société. C’était une belle journée qui s’est déroulée au Palais de la culture de Treichville. C’est une tradition pour nous,  qui connait des bonifications et des innovations. Nous encadrons également ces enfants pour qu’ils réussissent à l’école. Ce sont des kits scolaires de qualité, composés de tout ce dont un enfant a besoin que nous distribuons aux élèves, de la maternelle à   la Terminale A et C. Nous agissons en conséquence. Ces cadeaux leur permettent de dire voici que certaines personnes nous regardent en pensant à nous. Notre vision, ce n’est pas seulement de donner mais aussi de les suivre,  de sorte qu’ils atteignent notre objectif. C’est-à-dire les voir réussir. Le grand plaisir pour nous, c’est que nous avons aidé l’an passé une fille de 14 ans qui a eu son BAC. Nous l’avons honorée  cette année. Elle s’appelle Brou Emmanuelle. Elle était surprise d’avoir le gros lot et d’être honorée. Cela nous a fait énormément plaisir. Nous les encourageons à avoir goût  à la vie. Il faut noter aussi que nous visitons des familles et le village  SOS d’Abobo à qui nous faisons des dons en vivres et non- vivres.

A l’instar d’Abidjan, est ce que vous êtes implantés à l’intérieur du pays ?

Malheureusement, pour l’instant nous sommes seulement implantés à Abidjan. Vous savez, la population ivoirienne est plus concentrée  dans  la capitale économique ivoirienne et donc, le relais serait plus difficile dans les campagnes pour avoir un suivi positif. Donc aujourd’hui, nous concentrons un maximum de nos actions sur Abidjan, mais vraiment avec l’intention de poursuivre plus tard sur toute l’étendue du territoire national. Ce qui est important c’est le suivi et la concrétisation à terme de nos projets. Les enfants que nous aidons, nous avons besoin qu’ils réussissent. Ce sont des actions de développement et d’aide aux jeunes ivoiriens, afin de leur  trouver des issues favorables pour un avenir radieux et plus rayonnant.

Quel est le message que vous délivrez aux enfants que vous aidez ?

Ce sont des messages de consolation que nous délivrons à ces enfants. Nous leur disons qu’aujourd’hui, on peut ne pas pouvoir joindre les deux bouts. Mais l’avenir peut être meilleur. Nous sommes prêts à les aider jusqu’au bout. Donc, ils doivent saisir cette opportunité. Ils doivent se dire qu’il y a des gens qui sont à leur disposition pour les accompagner. Eux aussi, ils ont la possibilité d’y arriver et d’avoir un meilleur avenir.

Que dites-vous également à la nation ivoirienne ?

Nous demandons à l’Etat ivoirien de se mettre sur la droite ligne pour des élections plus apaisées en 2020. Nous exhortons au respect des droits de l’Homme et à la décision du peuple qui est souveraine. Tous ce que nous souhaitons, c’est la paix en Côte d’Ivoire. Parce que, quand il y a la paix, on peut tout faire.

A part les œuvres de charité, l’assemblée a-t-elle d’autres missions importantes?

Evidemment ! A part ces œuvres, nous avons d’autres préoccupations. Il s’agit de sauver des vies, tout simplement en organisant des journées d’opération de don de sang. Quand on sait que le problème de sang est compliqué en Côte d’Ivoire. Pour nous, donner son sang, c’est sauver des milliers de vies. Nous le faisons en collaboration avec  l’ONG Foi pour Servir, des vaccinations gratuites contre la fièvre jaune, la fièvre typhoïde, la méningite, le tétanos pour sauver également des vies. Chaque fois qu’il y a un besoin, nous sommes là pour apporter de l’aide à nos frères et sœurs ivoiriens. Tout ceci concourt au programme social du gouvernement.

le Mandat 

Author: OUAZZANI C.

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