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09/12/2019
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L’ambassadeur turc convoqué après les « insultes » d’Erdogan visant Macron

(FILES) In this file photo taken on October 27, 2018, Turkish President Recep Tayyip Erdogan (L) and President Emmanuel Macron attend a conference as part of a summit called to attempt to find a lasting political solution to the civil war in Syria which has claimed in excess of 350 000 lives, at Vahdettin Mansion in Istanbul. The French government will summon the Turkish envoy in Paris for talks after what it termed "insults" by Turkey's President Recep Tayyip Erdogan, who accused Emmanuel Macron of suffering "brain death", the president's office said on November 29, 2019. / AFP / OZAN KOSE

Le président turc s’en est violemment pris à son homologue français Emmanuel Macron, qu’il a jugé en « état de mort cérébrale » lors d’un discours à Istanbul.

Les tensions s’accentuent entre Paris et Ankara à quelques jours d’un sommet de l’OTAN. L’ambassadeur de Turquie en France va être convoqué au ministère des affaires étrangères pour s’expliquer sur les déclarations du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a jugé qu’Emmanuel Macron était en « état de mort cérébrale », a annoncé l’Elysée vendredi 29 novembre.

« Soyons clairs, ce n’est pas une déclaration, ce sont des insultes », a réagi la présidence française au sujet de ce qu’elle a qualifié de « dernier excès » en date de M. Erdogan. Recep Tayyip Erdogan s’en est violemment pris vendredi lors d’un discours à Istanbul à son homologue français Emmanuel Macron.

Reprenant les déclarations de M. Macron, qui avait jugé l’Alliance atlantique en état de « mort cérébrale » dans une interview à l’hebdomadaire The Economist, M. Erdogan a déclaré : « Je m’adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l’OTAN. Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale. »

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Tensions autour de la Syrie

Ces propos véhéments interviennent après des critiques émises jeudi par M. Macron envers l’offensive lancée le mois dernier par la Turquie en Syrie contre une milice kurde appuyée par les pays occidentaux. L’Elysée a estimé qu’il n’y avait « pas de commentaire à faire sur les insultes ».

Avec son interview à The Economist« le président de la République a posé les termes d’un débat qui nécessite des réponses de chacun des alliés, mais peut-être plus particulièrement de la Turquie », a ajouté la présidence, rapportant que M. Macron attendait« des réponses claires » de la part d’Ankara. « Il y a cette question de l’opération turque en Syrie et de ses conséquences, la résurgence possible de Daech (…), mais il y en a d’autres encore sur lesquelles ce sont des réponses turques sur le fond qu’il nous faut », a souligné la présidence.

Les remarques de M. Erdogan renforcent les tensions entre la Turquie et l’OTAN, dont Ankara est membre, avant un sommet crucial de l’Alliance à Londres la semaine prochaine. MM. Erdogan et Macron, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre britannique Boris Johnson doivent en outre se réunir en marge de ce sommet pour discuter de la Syrie.

le Monde

Author: OUAZZANI C.

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