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5 avril 2026
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Sahara marocain : Le Conseil de sécurité examinera la MINURSO dans une dynamique renouvelée

À quelques jours d’une réunion décisive du Conseil de sécurité, le dossier du Sahara marocain connaît un regain d’intensité diplomatique où l’initiative marocaine s’impose progressivement comme référence centrale des discussions internationales.
L’évolution du dossier du Sahara marocain au Conseil de sécurité des Nations unies s’inscrit, en ce mois d’avril 2026, dans un contexte diplomatique marqué par une relance prudente des discussions et une consolidation progressive de la position marocaine. Cette dynamique intervient à la veille d’une session de consultations à huis clos prévue le 16 avril autour de la Mission des Nations unies au Sahara (MINURSO).
Publié le 1er avril 2026 dans la série « Monthly Forecast » du Security Council Report, le document de référence intitulé « Western Sahara, April 2026 Monthly Forecast » intervient à un moment charnière où les membres du Conseil de sécurité s’apprêtent à examiner l’avenir du mandat de la MINURSO, dans un environnement international où les équilibres diplomatiques connaissent des ajustements sensibles.
Dans ce contexte, le document indique que le Conseil devrait recevoir un exposé détaillé lors de ces consultations, avec la participation attendue du Représentant spécial pour le Sahara et chef de la MINURSO, Alexander Ivanko, ainsi que de l’Envoyé personnel du Secrétaire général, Staffan de Mistura, appelés à faire le point sur l’évolution du processus politique et les perspectives de règlement du différend.
Le cadre onusien réaffirmé
Cette réunion s’inscrit dans le prolongement de la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, par laquelle le Conseil de sécurité a prorogé le mandat de la MINURSO pour une année supplémentaire. Elle réaffirme également son soutien au Secrétaire général et à son Envoyé personnel pour faciliter les négociations, en prenant la proposition d’autonomie présentée par le Maroc en 2007 comme base de discussion en vue d’une solution politique « juste, durable et mutuellement acceptable », souligne le Security Council Report.
Le document souligne à cet égard que cette résolution a été adoptée par 11 voix pour, avec trois abstentions de la Chine, du Pakistan et de la Russie, tandis que l’Algérie, alors membre du Conseil, n’a pas pris part au vote.
Dans le même temps, le rapport met en lumière une dynamique diplomatique renouvelée impulsée par les États-Unis, qui ont entrepris depuis janvier 2026 une série d’initiatives visant à relancer le processus politique.
Cette séquence a été complétée par la tenue, début février à Madrid, de pourparlers réunissant pour la première fois depuis 2019 l’ensemble des parties concernées, à savoir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le polisario, sous l’égide des Nations unies et en présence de responsables américains.
Selon le Security Council Report, le Maroc aurait présenté lors de cette réunion une version actualisée de son plan d’autonomie, accompagnée d’un dispositif détaillé destiné à renforcer la crédibilité de cette initiative comme base de négociation, tandis qu’un nouveau cycle de discussions s’est tenu à Washington les 23 et 24 février.
Parallèlement à ces efforts politiques, le document met en exergue l’activité opérationnelle de la MINURSO, notamment à travers la visite effectuée les 5 et 6 février par la conseillère militaire par intérim de l’ONU, Cheryl Pearce, au siège de la mission à Laâyoune, où elle a tenu des réunions avec les responsables militaires de la mission et effectué des déplacements sur plusieurs sites, dont Smara et Bir Lahlou.
Le Conseil de sécurité dans l’attente
Au-delà de ces développements récents, le rapport souligne que le Conseil de sécurité est appelé à examiner l’évaluation stratégique du Secrétaire général attendu en avril, qui devra orienter les futures décisions concernant le mandat de la mission, « dans un contexte marqué par des contraintes financières et des exigences accrues en matière d’efficacité opérationnelle ».
Sur le plan des équilibres diplomatiques, le rapport met en évidence des positions différenciées au sein du Conseil, avec un soutien affirmé des États-Unis à la souveraineté du Maroc depuis 2020, ainsi qu’un appui de la France qui considère le plan d’autonomie comme « la seule base » de règlement, tandis que le Royaume-Uni le qualifie de « base la plus crédible, viable et pragmatique ».
D’autres États membres, tels que le Danemark ou la Grèce, reconnaissent également la pertinence de cette initiative, alors que plusieurs pays, dont le Bahreïn, la République démocratique du Congo et le Libéria, soutiennent explicitement la souveraineté marocaine et ont ouvert des représentations consulaires dans les provinces du Sud, affirme le rapport.

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