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14 avril 2026
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Gazoduc Nigeria–Maroc : Un accord intergouvernemental de 25 milliards de dollars attendu en 2026

Un accord intergouvernemental (IGA) relatif au projet de gazoduc Nigeria–Maroc, estimé à 25 milliards de dollars, devrait être signé avant la fin de l’année 2026, a indiqué la directrice générale de l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM), Amina Benkhadra, dans des propos rapportés par Reuters.
Projet structurant lancé il y a près d’une décennie, le gazoduc s’étendrait sur environ 6 900 kilomètres selon un tracé hybride offshore et onshore. Sa capacité maximale est estimée à 30 milliards de mètres cubes (bcm), dont près de la moitié, 15 bcm, serait destinée à alimenter le Maroc et à soutenir des exportations vers l’Europe.
Selon la même source, les études de faisabilité ainsi que les travaux d’ingénierie de base (FEED) ont déjà été finalisés, marquant une avancée significative vers la phase opérationnelle. La signature de l’accord intergouvernemental doit désormais ouvrir la voie à la mise en place d’une autorité de pilotage basée au Nigeria, réunissant des représentants ministériels des treize pays concernés afin d’assurer la coordination politique et réglementaire du projet.
En parallèle, une société de projet sera créée au Maroc sous forme de joint-venture entre l’ONHYM et la Nigerian National Petroleum Company (NNPC). Cette structure aura pour mission de piloter les phases d’exécution, de financement et de construction de cette infrastructure énergétique d’envergure continentale.
Au-delà de son importance stratégique pour le Maroc, le projet vise à renforcer l’intégration économique en Afrique de l’Ouest. Il devrait notamment contribuer à l’augmentation des capacités de production électrique, tout en facilitant le développement industriel et minier dans les pays traversés. Rabat ambitionne également, à travers ce corridor énergétique, de consolider son positionnement en tant que hub entre l’Afrique et l’Europe.
Développement de manière progressive
Le développement du gazoduc se fera de manière progressive. Les premières phases devraient connecter le Maroc aux gisements gaziers de la Mauritanie et du Sénégal, tandis que d’autres segments relieront le Ghana à la Côte d’Ivoire, avant une jonction finale avec les ressources gazières du Nigeria. Les premières livraisons de gaz sont attendues à l’horizon 2031.
Sur le plan financier, aucun engagement définitif n’a encore été acté. Le montage reposera sur une combinaison de fonds propres et de dette, mobilisés par la future société de projet. Selon Amina Benkhadra, l’architecture modulaire du gazoduc, conçue comme un ensemble de segments autonomes, permettrait d’accélérer la création de valeur et d’attirer les investisseurs.
Toujours selon Reuters, l’ampleur du projet, sa structuration par phases et sa dimension stratégique suscitent déjà un intérêt soutenu sur les marchés, malgré l’absence, à ce stade, de décision finale d’investissement globale.

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