À l’occasion de l’ouverture du CASI Sustainability Forum 2026, Bank of Africa a réaffirmé son ambition de jouer un rôle moteur dans la transition vers une économie durable en Afrique. Lors de son intervention, Brahim Benjelloun-Touimi, administrateur directeur général délégué de Bank of Africa et président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, a insisté sur la nécessité de renforcer les compétences, d’harmoniser les cadres réglementaires et de faire du continent un acteur majeur de la finance durable mondiale.
Pour le responsable de Bank of Africa, l’organisation de cette deuxième édition à Casablanca illustre le positionnement grandissant du Maroc comme plateforme régionale de la finance durable. « La finance durable n’est plus simplement une vision ou une aspiration. Elle est devenue une discipline », a-t-il affirmé, soulignant qu’elle repose désormais sur des réglementations solides, des normes internationales, des instruments financiers innovants mais surtout sur le développement du capital humain.
Dans une déclaration accordée à Maroc Diplomatique, Brahim Benjelloun-Touimi a également mis en avant la portée internationale de cet événement. « C’est un événement mondial qui se déroule dans plusieurs capitales, dont aujourd’hui le Maroc. C’est une fierté pour nous Marocains », a-t-il déclaré.
Le renforcement des compétences au cœur de la stratégie
Selon lui, l’un des principaux apports de l’alliance entre Bank of Africa et la Capacity-building Alliance of Sustainable Investment (CASI) réside dans la formation des professionnels de la finance durable.
« Nous disposons désormais d’un instrument puissant pour former et renforcer les capacités dans le domaine de la durabilité », a-t-il expliqué, rappelant que la plateforme CASI propose des modules de formation, des certifications ainsi qu’une assistance technique. Son objectif est de former 100.000 personnes d’ici 2030 dans plusieurs dizaines de pays.
Brahim Benjelloun-Touimi a indiqué que le partenariat conclu entre Bank of Africa Academy et la CASI permettra « d’institutionnaliser cet investissement dans la formation », afin d’accompagner les entreprises, les banques, les régulateurs et l’ensemble de l’écosystème financier dans leur transition.
Faire de l’Afrique un acteur de la finance durable
Au-delà de la formation, le dirigeant a plaidé pour une meilleure cohérence des réglementations africaines, estimant que le continent devait construire des cadres adaptés à sa diversité économique tout en poursuivant une ambition commune.
Il a également insisté sur l’importance de la transparence, saluant les travaux menés au Maroc par Bank Al-Maghrib et l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), ainsi que l’adoption progressive des normes internationales IFRS Sustainability S1 et S2. Selon lui, ces standards permettront de renforcer la confiance des investisseurs et de faciliter l’accès des entreprises africaines aux financements internationaux.
Le président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca a par ailleurs souligné le potentiel considérable de l’Afrique dans les marchés carbone. Il a appelé à développer des projets crédibles autour des énergies renouvelables, des solutions fondées sur la nature et de la séquestration du carbone.
Enfin, il a rappelé que les institutions financières devaient désormais accompagner leurs clients dans leur décarbonation et non se limiter au financement des projets. « L’Afrique ne doit pas seulement être bénéficiaire de la finance durable mondiale. Elle doit en devenir l’un des principaux contributeurs », a-t-il conclu, estimant que le continent pouvait devenir un véritable laboratoire mondial d’innovation en matière de transition climatique et d’adaptation.
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