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29 mai 2024
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Vidéos. « Ingérence dans les nominations d’arbitres »: Lekjaa répond à ses détracteurs

Cible d’une campagne de dénigrement dont le maître-mot est une prétendue « mainmise du Maroc sur la CAF », le président de la FRMF, Faouzi Lekjaa, a profité d’une interview avec une chaîne égyptienne pour répondre à ses détracteurs avec panache.
Accusé d’une prétendue emprise sur la Confédération africaine de football (CAF), le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, a eu l’occasion de répondre sereinement et d’une manière tranchante à ses détracteurs à l’occasion d’un entretien qu’il a accordé vendredi soir à la chaîne égyptienne ON Time Sports.
Critiqué à tout va depuis plusieurs années, notamment de la part des médias algériens, le patron du football marocain fait l’objet d’une campagne de dénigrement qui a atteint son paroxysme à la suite des deux victoires sur tapis vert de la Renaissance sportive de Berkane (RSB) contre l’USM Alger en demi-finale de la Coupe de la CAF sur fond d’une manœuvre fomentée par les autorités algériennes sur les maillots de l’équipe qu’il présidait avant l’arrivée de Hakim Benabdellah.
Face aux accusations des médias, qui criaient au scandale prétendant que les récentes décisions prises par les instances de la CAF « confirment que Fouzi Lekjaa et le Maroc ont la mainmise totale sur le département décisionnel de la structure confédérale et font ce que bon leur semble », le responsable marocain a nié toute implication dans n’importe quelle sorte de trafic d’influence au sein de la FRMF, la CAF et la FIFA.
À la question « est-ce que vous interférez dans la nomination des arbitres pour les clubs marocains ou pour l’équipe nationale du Maroc ? » , il a répondu : « Cela fait 7 ou 8 ans que je suis président de la Fédération royale marocaine de football, et si j’avais interféré dans les nominations des arbitres, mon équipe, la Renaissance Berkane, aurait remporté au moins une fois le titre de championnat. La RSB n’a jamais remporté de Botola jusqu’à présent », a asséné le dirigeant.
Interrompu par le journaliste qui insiste sur le plan africain, Lekjaa a affirmé qu’il a commencé par la Botola « pour commencer par le commencement et montrer que l’ingérence dans les nominations des arbitres est une culture ».
« Si j’avais le pouvoir de nommer les arbitres lors des matchs des équipes nationales, cela aurait permis à la sélection marocaine de remporter la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). La sélection nationale n’a pas gagné la CAN depuis 1976. J’avais 6 ans à l’époque. Si j’avais la possibilité d’influencer les nominations avant l’âge de 6 ans, ce serait une autre problématique et une autre paire de manches », a-t-il ironisé.
-Pourquoi vous êtes tout le temps au centre de ce genre d’accusations ? Et pourquoi vous ne vous défendez pas ?
« Moi, je discute au sein des institutions officielles. S’il a un seul arbitre avec qui j’ai parlé un jour… À présent, les frères Libyens (du club d’Abu Salim) critiquent l’arbitre égyptien (Mohammed Maarouf) de la rencontre contre la RSB en quart de finale de la Coupe de la CAF, mais est-ce que nous avons intervenu pour désigner cet arbitre ? La réponse est : non. La véritable problématique, aujourd’hui, est celle de développer le football africain y compris rehausser le niveau de nos arbitres. À cette occasion, je félicite la Fédération égyptienne qui reste avec celle du Maroc, les seules à avoir adoptées et généraliser la VAR dans les championnats locaux. C’est la voie pour le développement de l’arbitrage».
Dans cette veine, le membre du comité exécutif de la FIFA est revenu sur le scandale arbitral impliquant l’arbitre mauritanien Dahane Beida qui a invalidé un but du club tanzanien de Young Africans contre les Sud-Africains de Mamelodi Sundowns en quart de finale retour de la Ligue des champions de la CAF, déclarant : « tout le monde va dire son opinion et adresser les accusations à l’égard de qui il veut, mais je pense que les responsables doivent prendre de la hauteur. Ce sont les b.a.-ba de la responsabilité. »
Et de poursuivre: « Tout au long de mon parcours, je n’ai jamais interféré dans des affaires d’arbitrage et le défis quiconque qui peut m’apporter un seul arbitre que j’ai appelé sur le plan continental ou international. Et encore, nous avons également subi des erreurs d’arbitrage lors de la Coupe du Monde. Tout le monde a regardé la demi-finale (contre la France) et le penalty qu’on ne nous a pas accordé, etc. Mais à partir du moment que nous connaissons les règles du foot et nous savons que l’erreur est humaine, nous devons accepter une marge d’erreur.»
« Si nous avions cette possibilité, nous n’aurions pas quitté la CAN à plusieurs reprises et contre toute attente », a assuré le ministre chargé du Budget.
Interpellé sur la raison pour laquelle il évite les sorties médiatiques même quand elles s’imposent à cause de polémiques, etc., Fouzi Lakjaa a répondu: « Je réserve mon temps au travail et je considère que le travail et la présente est la meilleure manière de répondre à ce genre d’accusations.»
«S’agissant des décisions arbitrales de la CAF, depuis quand un Marocain était responsable au niveau des instances décisionnelles dédiées au sein de la CAF ? Depuis la création de la CAF, il n’y a jamais eu de responsable marocain dans le comité d’arbitrage. Même quand feu Said Belqola, bénéficiait de la reconnaissance la FIFA et avait dirigé la finale du Mondial de 1998, il n’a pas reçu cette reconnaissance au niveau continental », a conclu le président de la FRMF.

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